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Presse

Vendredi 27 Janvier 2017
Libération
http://www.libe.ma/Erik-Truffaz-en-concert-a-Casablanca_a82584.html
Lundi 7 Mars 2016
Les Veilles Musicales
http://lesveillesmusicales.fr/chroniques/doni-doni
Lundi 22 Février 2016
La Dépêche
http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/20/2280772-erik-truffaz-a-illumine-le-hall-de-paris.html
Mercredi 10 Février 2016
Blog Action Jazz
https://blogactionjazz.wordpress.com/2016/02/08/erik-truffaz-quartet-rocher-de-palmer-le-05022016
Lundi 18 Mai 2015
General Anzeiger
Die wichtigen Fragen des Lebens
Mercredi 4 Février 2015
Tribune de Genève
«Kudu», l'union magique des cuivres
Dimanche 17 Août 2014
Tribune de Genève
Erik Truffaz magistral et solaire sur la plage d'Hermance
Dimanche 8 Juin 2014
Le Temps
Quand Erik Truffaz se rêve en compositeur

eriktruffaz sortir juin2014.pdf
Vendredi 6 Juin 2014
24Heures
Erik Truffaz a fait appel à Franz Treichler pour allumer samusique d’«avant l’aube»

24heures20140606.pdf
Jeudi 5 Juin 2014
L'Hebdo
Une symphonie pour trompette et électronique

l'hebdo 20140605.pdf
Mercredi 12 Février 2014
24Heures
Avec Erik Truffaz et Enki Bilal, image et musique font l'amour à l'Octogone

24heures 20140212.pdf
Lundi 16 Décembre 2013
Kaltim Post
Berhasrat Kembali Ke Borneo

article erik truffaz kaltim post 20 11 2013.pdf
Samedi 16 Novembre 2013
Yogyakarta & Jawa Tengah
Monita Tahalea dan Truffaz Membius Penonton

articletruffazyogya.pdf
Jeudi 14 Novembre 2013
Kaltim Post
Erik Truffaz Quartet Sambangi Balikpapan

article-truffaz-kaltim-post-14-11-2013.jpg
Jeudi 31 Octobre 2013
La Côte
Marcello Giuliani, posé et nerveux

la cote - truffaz - 13.10.31.pdf
Vendredi 9 Août 2013
El Periódico
La revolución poética
Mercredi 19 Juin 2013
PressOcéan.fr
Performance : Bilal et Truffaz fusionnent à Nantes
Jeudi 6 Juin 2013
JazzRadio.fr
Erik Truffaz à Méribel : la vidéo de son concert
Samedi 6 Avril 2013
Karma
Erik Truffaz - Quand le Jazz est Roi
Jeudi 4 Avril 2013
Le Monde
Erik Truffaz, mille milliards de mille trompettes
Mardi 26 Mars 2013
The Guardian
Erik Truffaz – Review
Lundi 11 Mars 2013
BBC Music
Truffaz remains one of the most consistently creative trumpeters around
Mercredi 27 Février 2013
Jazzwise
Album Interview

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Dimanche 6 Janvier 2013
Le Matin
Le trompettiste sort son dix-septième album chez Blue Note

le matin dimanche - 2013-01-06.pdf
Samedi 5 Janvier 2013
De Telegraaf
Erik Truffaz Quartet – El tiempo de la Revolución
Lundi 31 Décembre 2012
Bieler Tagblatt
Auf der Suche nach der Revolution
Jeudi 6 Décembre 2012
Le Monde
Truffaz et Maalouf, frères de jazz
Vendredi 2 Novembre 2012
Le Figaro
Erik Truffaz : «Nos recettes sont très liées à la pop»
Mercredi 31 Octobre 2012
L'Hebdo
Erik Truffaz, un disque étendard
Samedi 27 Octobre 2012
LeDevoir.com
Festival de jazz de Québec - De l'international à échelle humaine
Samedi 27 Octobre 2012
LaPresse.ca
Erik Truffaz & Sophie Hunger: généreux programme double
Vendredi 26 Octobre 2012
LaPresse.ca
Érik Truffaz: La révolution tranquille
Vendredi 26 Octobre 2012
Froggy's Delight
Erik Truffaz Quartet : Interview
Vendredi 26 Octobre 2012
Froggy's Delight
Erik Truffaz Quartet : El Tiempo de la Revolución
Vendredi 26 Octobre 2012
Sors-Tu?
Erik Truffaz à l'Astral de Montréal
Jeudi 25 Octobre 2012
Swiss Vibes
Erik Truffaz, nouveau CD et concerts de prestige…
Mercredi 24 Octobre 2012
Le Journal de Montréal
Brumes dans le jazz
Mercredi 24 Octobre 2012
L'Hebdo
Erik Truffaz, un disque étendard
Dimanche 21 Octobre 2012
MusikPlease.com
Eric Truffaz Quartet – El Tiempo de la Revolución
Vendredi 19 Octobre 2012
Le Calendrier Musical de Montréal
De la culture pour la masse
Vendredi 19 Octobre 2012
LÉveil
Le réputé Erik Truffaz à Saint-Eustache
Jeudi 18 Octobre 2012
Voir.ca
À voir au Théâtre Centennial
Lundi 15 Octobre 2012
Ted M@gazine
Eric Truffaz Quartet – El Tiempo de la Revolución
Lundi 15 Octobre 2012
Radio Canada
Confessions jazz à Québec
Samedi 13 Octobre 2012
Le Devoir.com
Les révolutions douces d’Erik Truffaz
Vendredi 12 Octobre 2012
L'Éveil
Erik Truffaz Quartet: El Tiempo de la Revolución
Vendredi 13 Janvier 2012
Angers Mag Info
Erik Truffaz, l'entre deux envoûtant.

Mardi 12 Juillet 2011
Orange Music
Interview Erik Truffaz, Sly Johnson & Marcello Giuliani
Vendredi 4 Mars 2011
Le Monde
Erik Truffaz au sommet de son art impose son élégance et sa sobriété

Le Monde-04032012.pdf
Samedi 12 Février 2011
Funk Them!
Chronique du concert de Mulhouse le 12 février
Jeudi 3 Février 2011
Gazette de Montpellier
Compte rendu du concert de Montpellier

La Gazette-03022011.jpg
Mercredi 2 Février 2011
Jazzmag
compte rendu du concert de Montpellier

Erik Truffaz Quartet : In Between live à Montpellier

JAM, Montpellier (34), 26-01-11

Erik Truffaz (tp), Benoît Corboz (Rhodes, Hammond), Marcello Guiliani (elb), Marc Erbetta (dms)

Salle archicomble pour la venue d'Erik Truffaz et de son quartet au JAM de Montpellier, déjà remplie deux semaines avant le concert. Joli contraste avec la dernière venue du trompettiste suisse puisqu'en 1996, (avant la sortie d'Out of a Dream sur le label BlueNote), il n'avait réuni que 25 personnes... Le directeur du JAM, Jean Peiffer n'osait plus le rappeler (!) mais Erik le remercie durant le concert, comme tous ceux qui l'ont programmé à ses débuts, pour l'avoir soutenu. Depuis, des chemins ont été parcourus... 15 ans et 13 albums plus tard, la magie des origines est toujours là.

L'envol de Corboz
Le nouveau venu, Benoît Corboz est attendu. Lui qui a monté le Studio du Flon à Lausanne et y a enregistré tous les albums de Truffaz depuis The Dawn, est passé en 2010 de l'autre côté de la vitre, aux claviers. Il n'en demeure pas moins l'ingénieur du son du quartet, lourde tâche qu'il a le mérite d'assurer pleinement. Ses nappes au Fender Rhodes emplissent la salle dès le début du concert, faisant comprendre d'entrée que l'on entrait dans un univers riche et embrumé. Véritable troisième homme rythmique, ses interventions longues provoquent des clameurs parmi l'auditoire. Peut-être aussi par ce qu'il est particulièrement démonstratif, tel un MC américain. Il ne tient pas en place, son corps se meut sur la musique haletante, essoufflante par moments. Des moments de furie laissent parfois place à une accalmie, avec des variations rythmiques très efficaces. Ses passages à l'orgue Hammond, au Rhodes ou même au piano acoustique sont les révélateurs des diverses ambiances dans lesquelles les musiciens et le public sont pris.

Un son global qui évolue
Si l'arrivée de Benoît Corboz donne un joli coup de neuf à cette formation (sans aucune pensée négative pour l'excellent Patrick Muller, après 15 ans de très bons service !), c'est l'ensemble du groupe qui a s'est peu à peu transformé, sous la volonté d'un Truffaz qui souhaite le renouvellement permanent. Ce n'est pas une révolution puisque les ingrédients que l'on aime (ou pas pour certain-es) sont toujours distillés et arrangés avec goût. La musique est par instant totalement paroxystique, provoquant de fortes émotions, par une alternance entre douceur mélancolique et vigueur abrasive.
La scène permet d'allonger le temps, donnant des airs incantatoires qui empruntent des bouts de musiques de transe. La soirée paraît calculée de bout en bout, l'enchaînement des morceaux précisément établi en amont, tant ils semblent évidents, justes et ne choquent pas. Pour autant, il n'en est rien puisqu'il n'y a pas de « set list » préparée mais c'est le leader qui oriente en live le quartet en fonction de ce qu'il se passe. Au final, ce sont tous les musiciens qui créent et occupent l'espace, se saisissant de ce qui vient, pour ensuite l'assimiler et y participer.

Truffaz, un positionnement central
Le seul à être totalement calme vu de l'extérieur. Au milieu de la scène, il fait face à ses trois compères et prend beaucoup de temps pour écouter, laisser le son évoluer. Humble et respectueux, il est en prise avec ce qui est joué et, même s'il oriente l'ensemble, on voit bien qu'il ne peut lui appartenir à lui seul en permanence. Ce serait d'ailleurs difficile avec la formidable paire Giuliani / Erbetta...
Ce dernier s'amuse comme un gamin et ferait croire à une farce s'il n'insufflait pas autant de vibrations dans tous les morceaux. Lorsqu'il est parti, rien ne l'arrête, son plaisir devient collectif et on ne se lasse pas de le voir frapper ses fûts avec les balais, loin des frottés ou « tapotés » habituels.
Sur In Between, il offre un final digne des meilleurs batteurs de heavy _meta_l ou de progressif. Sans complexes malgré sa batterie basse et trois fois plus petite que celle de l'excellent Mike Portnoy (Dream Theater), il déroule à n'en plus finir ses enchaînements de toms et cymbales, le tout avec un sourire amusé et amusant.

Années 70's, quand vous nous tenez...
Bien sûr il y a le Rhodes, mais même sans lui, l'esprit de Led Zeppelin, Deep Puprle et consorts n'est pas bien loin. Erik Truffaz revendique ces influences et les intègre dans une globalité très personnelle et dénuée de nostalgie. Le public, majoritairement jeune, qui n'a pas connu en direct cette période faste et foisonnante, l'apprécie tout autant.M Si le trompettiste affirme que la musique est le reflet de l'évolution sociale, et le vent de liberté post-68 parle pour lui, il se pose pourtant à contre-courant de la pensée majoritaire actuelle. Selon ses propres mots, son ouverture musicale universelle vers d'autres musiques et cultures (Tunisie, Inde, Etats-Unis, etc.), c'est « le contraire des politiques menées par Brice Hortefeux ».

Marcello Guiliani, la force régulatrice
En civil, il est plutôt exubérant, hyperactif. « On stage », juste en face de son leader, il tranche avec les deux autres qui l'entourent. Son jeu est intérieur, rocailleux, rugueux. Il contribue pleinement au son du quartet, par l'utilisation de sa basse électrique qui n'occupe pas le devant de la scène mais est présent à chaque instant. Les lignes sont souvent binaires, soutiennent l'introspection de la trompette et assoient le quartet dans son mouvement hypnotique, sans redondance pour autant. On dirait qu'il a digéré le travail de Dave Holland sur « Tribute to Jack Johnson », s'est gavé de rock anglais pour nous offrir une prestation de grande qualité, indispensable.

A quand un live ? Le dernier remonte à 2006 et Face à Face. Pourquoi pas au JAM, plaisante à moitié Jean Peiffer, qui verrait d'un bon œil se reproduire la belle aventure de Steve Coleman dans l'école montpelliéraine...

Anna Aaron en première partie : belle découverte
Produite par Marcello Guiliani, la pianiste-chanteuse suisse allemande a ouvert le concert. Elle a une véritable voix, très touchante, qui agit immédiatement. Dans un registre pop-rock, teinté de blues émotionnel, Anna Aaron a beaucoup pour séduire. Elle a la faculté de varier subtilement ses intonations de manière très personnelle. Peut-être que plus d'assurance lui permettra de lâcher ses notes qui paraissent parfois quelque peu retenues. Dans tous les cas, se produire seule devant une salle pleine qui attend le gros son du quartet de Truffaz, ce n'est pas évident !
Après un premier album paru en 2009, elle en prépare un nouveau qui devrait sortir prochainement. A suivre.

Benoît Guerrée
Samedi 8 Janvier 2011
Télérama
Chronique In Between, Télérama

On n'avait pas perdu de vue ici Eric Truffaz et ses aventures dans l'electricland ; simplement, on pensait qu'il y avait de nouveaux artistes du jazz à faire connaître, ou des aînés dont il fallait saluer les performances. Des disciples du trop méconnu Jon Hassell plus encore que de Miles Davis, deux trompettistes européens ont gagné en un peu plus de dix ans une audience internationale : le Norvégien Nils Petter Molvær et le Franco-Suisse Erik Truffaz. Son quartet d'origine, celui de The Dawn (1998) et de Bending new corners (1999), était formé du claviériste Patrick Muller, du bassiste Marcello Giuliani et du batteur Marc Erbetta, auxquels se joignait parfois le chanteur Nya.

A présent âgé de 50 ans, ayant atteint une maîtrise du souffle qui assure un admirable son de trompette, ouverte ou bouchée, sur des phrases planantes qui sont sa marque en même temps que son hommage aux maîtres cités, il a aussi gagné en maturité musicale : une belle sérénité, des thèmes qui vous emportent dans ses rêveries paisibles font de In between un disque à glisser entre les oreilles sensibles à ce que le jazz issu de la fusion peut encore offrir de chaleureux et vrai. La sister visiteuse sur ce disque amical est sa compatriote helvète Sophie Hunger, qui chante Let me go ! (qu'on ne compte pas sur nous pour la laisser partir, cette merveille), et Dirge, de Bob Dylan. A part cette dernière chanson, les compositions sont du groupe entier, tout splendide : Truffaz, Giuliani, Erbetta et, aux claviers, un nouveau venu qui compte, Benoît Corboz (fils du célèbre chef de choeur suisse Michel Corboz). Du neuf avec le retour de la planète Truffaz et son inespéré satellite Hunger.

Michel Contat

Telerama n° 3182 - 08 janvier 2011
Dimanche 21 Novembre 2010
L'Ardennais
Jazz / Truffaz, toujours plus haut

« La musique d'Erik Truffaz prend le temps de se poser », avait introduit sur scène Gilles Gautier, programmateur du Reims jazz festival, vendredi soir au domaine Pommery.
Et plus les disques passent, plus elle prend le temps de se poser. In between, dernier-né de la galaxie Truffaz, en est un exemple édifiant. Certains s'élèveront sans doute encore plus facilement dans les sphères du zen tandis que les autres regretteront les moments furieux et nerveux qui faisaient le sel des précédents albums.
Sur scène, c'est la même histoire. Benoît Corboz s'installe aux claviers, frappe une note, joue avec et attend qu'elle se résolve. Truffaz, discret maître de cérémonie, arrive et pose son phrasé fragile, délicat.
Puis Marc Erbetta s'installe derrière ses fûts, alterne frappes d'enclumes et jeu aux balais.
A la basse, Christophe Chambet, dépanneur du quartet lorsque Marcelo Giuliani est absent, étoffe le squelette.
Très en avant, la rythmique est lourde, hypnotique, tend vers le dub. Ainsi harnaché, Corboz, grimaçant et sautillant dans ses envolées, peut s'en donner à cœur joie, faisant sonner son Fender Rhodes comme un orgue sur le splendide The secret of the dead sea avant de ressusciter les atmosphères de Pink Floyd sur Fujin, le premier rappel.
Lorsqu'il ne joue pas, Truffaz, le visage émacié, observe en maître zen ou secoue doucement sa grande carcasse. Comme d'habitude avec le grand blond, l'architecture sonore des compos se révèle mouvante, toujours grande ouverte à l'improvisation - Les gens du voyage, très réussi - ou à des délires presque punk.
Parfois, quelques nappes sonores sont bidouillées par un Truffaz dont la musique fut un temps réduit à de l'électro-jazz. Avec les années, celui qui, à 50 ans, voyage beaucoup en Inde semble décidé à vouloir épurer un jeu resté sobre et mélodique. Mais ses identités musicales demeurent multiples, à l'image du second et surprenant rappel, une reprise très reggae du Je t'aime moi, non plus de Gainsbourg.
Une citation sans prétention qui, peut-être, signifie que la route qu'a choisi d'explorer ce sage n'a pas encore livré tous ses secrets.
Mathieu LIVOREIL

Samedi 20 Novembre 2010
La Pieuvre.ca
Le tact de Truffaz

Deux ans après un magnifique triple album de duos, le trompettiste franco-suisse Erik Truffaz revient à la forme du quatuor pour son nouveau disque, In Between. Avant d’être une affaire de spécialiste ou une démonstration technique d’un pro de son instrument, In Between est d’abord un album d’ambiance.

On avait compris que Truffaz était du genre à ne pas marcher toujours sur la même route. Les musiques jazz, indienne et atmosphérique qu’il a concoctées à Paris, Bénarès et Mexico pour Rendez-vous nous l’ont assez clairement indiqué. Le disque mexicain, en collaboration avec le musicien électronique Murcof, était particulièrement réussi. On y plongeait littéralement, comme dans une longue scène de film.

Les qualités de In Between sont du même ordre, surtout à cause des claviers et de la trompette. Certains effets d’écho, de wah et de distorsion sont utilisés avec finesse sur ces deux instruments.

Il faut souligner que c’est un sens du tact qui fait la qualité du jeu de Truffaz. Un son très agréable, juste assez présent. Le trompettiste n’impressionne jamais par sa virtuosité: c’est probablement ce qui permet d’écouter ce disque à de très nombreuses reprises sans se lasser.

The Secret of the Dead Sea, première pièce du nouvel album, attire notre attention avec une mystérieuse couche de claviers traités. Un groove irrésistible lui succède, mélange d’ambiance nocturne et d’humour (la pièce comprenant des percussions buccales). L’ensemble des pièces de l’album porte à la détente, et fait une musique de lecture assez convenable.

Par contre, il faut souligner que deux pièces fonctionnent moins bien ici. Peut-être ne sont-elles pas à leur place? Les chansons Let me go et Dirge (cette dernière écrite par Bob Dylan), interprétées par la chanteuse Sophie Hunger, seraient mieux servies sur un autre disque. Dans le présent contexte, elles apportent un contraste qui ne met malheureusement rien en valeur.

Il reste que le disque dans son ensemble est très agréable à écouter. Les huit pièces instrumentales ratissent assez large, se rapprochant de certaines musiques urbaines dans la très entraînante BC One, ou apaisantes et profondes, comme la magnifique Fujin. Du matériel intéressant à inclure dans une liste d’écoute.

Frédéric TREMBLAY

Samedi 20 Novembre 2010
zetlejazz.canalblog.com
Erik Truffaz et Sophie Hunger sur "In Between"

On aurait pu parler tout simplement d’Erik Truffaz, expliquer que ce dernier opus annonce le départ de Patrick Muller après une bonne dizaine d’année de complicité au sein du quartet, remplacé au pied levé par Benoît Corboz, confirmer la stature du trompettiste, aussi à l’aise quelque soient les cadences, quelque que soit le style, un musicien qui ne se repose jamais sur les lauriers et qui sait nous surprendre.

Mais personnellement, j’avais envie de mettre en avant ici cette réunion (car Erik Truffaz comme à l’accoutumée, n’a pas invité n’importe qui pour tenir le micro) avec Sophie Hunger sur 2 titres, « Let Me Go » et une reprise de Bob Dylan des plus réussie, « Dirge » sur laquelle le trompettiste fait rugir son instrument telle une guitare.

Il faut dire que quelques soient les chanteurs ou chanteuses  qu’Erik invite, Ed Harcourd ou Christophe sur « Arkhangelsk » par exemple, ça se solde généralement par des titres pop de haute tenue, et plus que surpris à présent, on apprécie et on en redemande !

Un album entier en communs de cette trempe ? En voilà un rêve qui nous effleure encore l’esprit !

Mieux exposé au grand public, je pense sincèrement quelques- uns des titres d’Erik Truffaz se retrouveraient alors en bonne place dans les charts !

Oui, vous l’avez compris, c’est bien entendu un coup de cœur du Z !

Bonne écoute à toutes et à tous !

Vendredi 19 Novembre 2010
24heures.ch
Erik Truffaz plane encore sur les airs pop

«Il y a un lien avec The Dawn et Bending New Corners.» Erik Truffaz ne s’en cache pas, son nouvel album In Between, capté au studio du Flon à Lausanne, renoue avec ses enregistrements de la fin des années 90. Deux disques qui l’avaient mené au succès avec son équipe de musiciens lausannois en phagocytant l’esthétique electro alors en vogue. «A la différence qu’il n’y a pas de drum’n’bass, davantage d’orgue et que l’on n’avait jamais jusque-là enregistré avec une voix féminine.»

C’est désormais Benoît Corboz, ingénieur du son et quasi-producteur du groupe, qui tient les claviers, parfaitement raccords avec le groove du band. Quant à la voix, c’est la nouvelle héroïne du folk made in Switzerland, Sophie Hunger – artiste de la même écurie de management que le trompettiste – qui chante sur deux titres, dont le Dirge de Dylan. «Elle a un investissement musical incroyable, rien n’est joué chez elle, tout est vrai.»

La formule Truffaz a ses variations mais flirte à nouveau ouvertement avec la pop. «Avec un producteur pop comme Giuliani, l’influence est évidente. Je m’y retrouve. On est de toute façon plus proches de Massive Attack que de Charlie Parker», assume le souffleur. «Ce n’est pas un hasard si je suis l’un des derniers instrumentistes signés chez Blue Note, qui ne garde presque plus que des chanteuses.» La voix reste d’ailleurs un modèle pour le trompettiste. «On invite des chanteurs parce qu’on aimerait en être un. L’instrument en or, c’est la voix. Après, il y a les gens qui soufflent. On reste dans le vivant, l’intrinsèque, ce n’est pas comme tirer sur des cordes.»

Venu à son instrument en raison d’un père saxophoniste qui voulait compléter son orchestre de bal, le jeune Truffaz aurait pourtant pu abandonner son instrument pour la guitare, en fan de Hendrix. «Découvrir le Miles électrique m’en a empêché! Mais aujourd’hui, avec l’électronique et une distorsion, on peut tout faire», estime le musicien. Qui, sur In Between, fait par moments sonner son cuivre comme une guitare électrique.

Si Eric Truffaz songe parfois à l’exercice solo (expérimenté pour des B.O. de films), ce travail en équipe de longue haleine avec son gang lausannois lui plaît, tout en ambiances sonores lustrées et en jazz fardé rock. Habitué des notes longues, il sait que tenir la distance n’est pas acquis. «C’est dur de durer! Les gens confondent leur propre évolution avec celle de la musique et les seuls artistes qu’ils aiment de manière inconditionnelle sont les piliers de leur adolescence.» Et la demande incessante de nouveauté ne rime pas toujours avec qualité. «Je viens de l’esprit soixante-huitard, mais c’est bien cette époque qui a ouvert la porte à une consommation frénétique, cet immense compteur qui nous ensevelit tous.» C’est dit avec la distance amusée de celui qui vient de finir la biographie des Rolling Stones, ces increvables.
 

Vendredi 19 Novembre 2010
24heures.ch
La séduction instrumentale

Electro lounge, soul, rock, folk: le jazz d’Erik Truffaz prend toutes sortes de teintes surIn Between. Rares sont les musiques instrumentales à se placer aussi directement sur l’orbite de la pop. «Tu peux y aller! s’exclame le bassiste Marcello Giuliani, c’est ce qui fait notre succès et qui explique aussi pourquoi des spécialistes «jazzeux» n’aiment pas ce qu’on fait. » Composés et enregistrés dans l’urgence, les titres du groupe bénéficient par contre d’un soin maniaque au niveau des sons. In Betweenest un album qui pirouette, pétille et s’étire avec une efficacité redoutable. Une nouvelle réussite.

Samedi 6 Novembre 2010
le journal de Montréal
In Between

Journal de Montreal 06112010.zip
Jeudi 21 Octobre 2010
News de Stars
Erik Truffaz : «In Between», valeur sure !

Voici mon coup de cœur du moment, le onzième album d’Erik Truffaz «In Between» qui sortira le 29 octobre 2010 prochain.
Parfait mix entre les passages brumeux et world de "Mexico" (« The secret of the dead sea », long fleuve de 10 minutes ), le nu-jazz et l’électro-jazz dont le trompettiste est friand, « In Between » lorgne aussi du côté de la pop-lounge, classe et élégante (« Let me go », pas loin d’un Morcheeba).
Autant vous dire, c’est un véritable bonheur pour les oreilles.

Voici le traklisting :
1 The secret of the dead see
2 Let me go !,feat Sophie Hunger
3 Mechanic Cosmetic
4 Lumière d’Aout
5 Lost in Bogota
6 Dirge, feat Sophie Hunger
7 In Between
8 BC One
9 Balbec
10 Les Gens du Voyage

Tous les titres sont écris et composés par Benoit Corboz, Marc Erbetta, Marcello Giuliani and Erik Truffaz excepté 2 : Sophie Hunger, Benoit Corboz, Marc Erbetta, Marcello Giuliani and Erik Truffaz, 6 : Bob Dylan 10 : Benoit Corboz, Marc Erbetta, Marcello Giuliani, Erik Truffaz and Patrick Muller.


«La lune rousse inonde la ville comme si elle craignait que l'ocre des façades ne s'estompe au lever du jour.Sa présence toute en nuance nous accompagnera lors de ces séances où nous naviguons parfois en pleine mer et sans boussole. Nous amenons quelques thèmes très vite déstructurés, parfois détruits, tel des puzzles sonores que nous reconstruisons pas à pas. Benoit Corboz au clavier, son matériel est du reste impressionnant: un orgue Hammond trafiqué, parfois même muselé avec des touches scotchées, un Leslie débridé, un fender...et un piano.Alors que Marcello apprivoise le banjo et ressort sa contrebasse, Marc règle sa batterie à la recherche de l'improbable.
La visite de Sophie Hunger est comme une brise fraiche et légère épousant les reliefs du studio. La lenteur prend tout son sens, nous cessons de courir après les sons et découvrons l'usage du silence.»


Erik Truffaz