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Indian Project

avec Malcolm Braff, Indrani & Apurba Mukerje

 

C'est dans le fracas sonore de la ville de Kolkhota que le projet indien est né. 

En janvier 07, nous nous produisons en inde en quartet, dans la dynamqiue de cette tournée, nous jouons au festival de Kolkhota avec les invités Indrani et Apurba Mukerje.

Je suis d'embleé séduit par leur monde musical, l'espace temps imposé par la voix d'Indrani m'attire, les grooves subtils des tablas d'Apurba nous titillent, c'est ainsi que je décide de revenir travailler à Kolkhota en Janvier 08 avec un complice de qualité, Malcolm Braff au piano...

Klaxons, poussiere, thé au lait, délicieux mets indien, sourire des enfants, regards profonds,son de la langue Benguali... Notre collaboration est rythmée pas milles sensations....

Au fil des jours nous prenons conscience de nos différences, nous rassemblons nos convergences, et donnons un sens au son qui nous habite.

Nous partons jouer a Hyderabad, Puney et revenons a Kolkhota enregistrer et donner 2 concerts...

La mémoire des arbre de la ville de Kholkota est impregnée de la jungle et le soir les tigres rodent...

 

 

MALCOLM BRAFF

J'aime jouer avec Malcolm car il est constamment en recherche et la musique n'est qu'une des multiples facettes qui l'habite.

IL est masseur , invente des jeux , se joue de l'informatique. Il accorde le benefice du doute a tout individu, il a un esprit de contradiction hors pair ( cela peut nous tenir en haleine plusieurs jours ) et enfin il joue du piano comme si dieu et le diable cohabitent dans sa carcasse de géant...

Nous aimons tous deux nous aventurer dans des mondes inconnus, et le duo qui nous réunit est le reflet de cette aventure...

Nous parsemons notre chemin de mélodie composé dans nos precedents albums , de polyrythmies isus du vécu bouillonnant de braff et aimons nous entourer du poète J Bastard pour l'aventure ecriture de concert.



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Paris Project

avec Sly Johnson & Philippe Garcia

 

SLY JOHNSON

C’est en Janvier 2006, que nous ne nous sommes pas rencontrés, Sly Johnson et moi. Il faisait froid dans les rues de Paris et lorsque l’ingénieur du son m’a annoncé la non venue de Sly, je suis rentré à l’hôtel, furieux et déçu. Tout de même apaisé par toute cette neige qui blanchissait en silence les boulevards de la ville. 

Ensuite Sly est venu dans mon studio. En un seul sourire et une seule prise de voix, il a dessiné tout l’avenir et le potentiel de notre collaboration.

Sly était une des voix de Siant Suppa Crew. Son sens du tempo, sa culture musicale et la tessiture de sa voix lui confèrent une aisance inouïe.

Le duo Sly Jonhson / Erik Truffaz  enregistre un album qui sortira prochainement sur le label Blue note.

Les concerts s’articulent autour des compositions de ces deux musiciens avec des séquences improvisées qui se glissent dans la dynamique de ces compositions Beat generation Box,  Melodies …

 

PHILIPPE GARCIA

Philippe pipon Garcia est un électron  rythmique libre qui se ballade autour de la planète terre, du Be Bop au Hip Hop, du Dub au Dubstep s  on le retrouve tour a tour aux cotés de Don Cherry Collectif Mu, Gian Maria Testa...  Manu Codjia, ou  au sein de ces projets personnels tel que son solo Kpt Planet et... COSMIK  Connection.



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Mexico Project

avec Murcof & Singh

C’est entre Ensanada la ville ou l’on peut voir les baleines en Automne et Tijuana que j’ai découvert la musique de Murcof , dans un paysage de rêve, ciel bleu , océan , roche rouge a perte de vue. Calé a droite de Pépé qui était notre chauffeur pour la basse Californie, je m’imprégnais de cette musique du silence.Cette musique sonnait si bien dans ce vaste paysage que je l’ai adoré. Dans l’espace son de Murcof j’ai entendu de la trompette. Aussi a mon retour en Europe j’ai enregistré sur sa musique et je lui ai fais parvenir mon travail.Apres quelques semaines j’ai reçu une réponse de Fernando. J’ai mis quelques minutes a ouvrir son mail, ne sachant pas sur quel pied danser et oh bonheur ! il adorait ....Ensuite nous avons décidé d’inviter Talvin Singh , qui a reçu un cd à Bombay quelques jours avant notre premier concert ....La répétition fut a l’image de ce que j’imaginais , fluide et constructive,les témoignages sonores des concerts de Montreux et Lille le prouvent.

 

MURCOF

Murcof est un orfèvre. Il a la sagesse et le savoir de ses ancêtres, les sorciers indiens qui parcouraient le désert de Sonora. Il a la chance d'être de ces personnes qui ne cherchent pas mais trouvent...

Pour le projet commun qui nous a réuni, je lui ai envoyé des sons qu'il a soigneusement retravaillé, trituré. Ses pistes rythmiques sont très complexes, de 12 à 21 pistes de rythmes, selon les titres, s'imbriquant les unes aux autres tel le mécanisme d'une montre de précision.

Le matin, il se lève, médite 20 minutes, puis calme et serein chausse son casque.Le ping pong sonore entre nous a donné naissance à l'album Mexico, good news from the desert.



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Ozu

ENTRETIEN AVEC ERIK TRUFFAZ – Gosses de Tokyo

(...) L'homme est posé et gère ses paradoxes avec aplomb. A ses débuts, on l'a catalogué trompettiste de jazz à ta miles Davis, puis activiste et leader de ta scène électro, on le retrouve maintenant dans un canevas jazz-rock progressif. Les étiquettes passent, se décollent les unes après les autres et l'on pressent déjà que d'autres suivront aussi éphémères, par besoin de mouvement, par goût de la découverte aussi. Ainsi le retrouve-t-on compositeur et interprète d'une partition conçue pour accompagner les pérégrinations turbulentes des cosses de Tokyo, le chef-d'œuvre du réalisateur japonais Yasujirô Ozu, film muet en noir et blanc tourné en 1932.

"C'est un exercice tout nouveau pour moi, explique-t-il. Avant de commencer, j'ai visionné un film de Chaplin pour saisir la dynamique de la musique par rapport au déroulement de l'histoire. Puis j'ai regardé Gosses de Tokyo. j'ai tout de suite apprécié l'œuvre d'Ozu. D'une part, pour la présence des enfants comme protagonistes principaux. D'autre part, pour ce balancement dans le traitement entre épisodes rigolos concernant les gamins et d'autres plus réfléchis touchant à la soumission sociale du père, simple employé de bureau. Le récit des pérégrinations de ces gosses est ludique en apparence, mais sous-tendu par des rapports de force, des conflits. ces deux frères qui viennent d'arriver dans leur nouvelle école, après l'embauche de leur père dans une entreprise de la banlieue de Tokyo, se trouvent confrontés à une bande. il leur faut se défendre, s'imposer. c'est assez violent. j'ai été enseignant un moment. je sais les tensions qui règnent dans une cour de récréation."

Après plusieurs visionnages, Erik Truffaz a commencé à appréhender l'architecture du long métrage et celle de la musique à écrire. "Le film est très rythmé, avec des nuances de ton. j'ai commencé par le découper en séquences, dix-neuf au total, de deux à cinq minutes. j'ai défini une ligne mélodique, comme un fil rouge décliné sur plusieurs modes à différents moments de l'histoire. j'ai aussi appris qu'il fallait induire des contrastes, un peu comme dans l'ordonnancement d'un concert, entre temps forts et temps calmes ".

Autre écueil pour ce partisan de l'improvisation : les figures imposées par les sentiments et les climats posés par le cinéaste. "il y a des scènes intenses. je pense notamment au moment où le père accompagne ses gamins à l'école. La caméra s'arrête sur la gestuelle de l'acteur allumant une cigarette, avec un regard tendre pour ses enfants. Puis, il y a d'autres longs plans, insistants, magnifiques sur les deux petits marchant dans la campagne. Enfin il y a un côté parfois burlesque dans certaines situations. une discipline s'impose. vous êtes forcés de suivre l'émotion des images, vous y plier. j'ai commencé par composer pour les passages où des idées me aient instinctivement. Ensuite, je suis revenu sur des instants clés où il me fallait trouver la note juste. Le film, malgré l'époque, malgré les a priori que l'on peut avoir sur la culture japonaise, n'est pas daté. je me suis senti libre de mes mouvements sur le plan esthétique.

J'aurais trouvé kitsch de vouloir reproduire des sonorités et des phrases empruntées au folklore nippon. Le seul moment où je joue dans cette veine de manière allusive, c'est au tout début, sur le générique. A la trompette, je détache les notes comme le font les flûtistes là-bas ".

propos recueillis par Romain Grosman pour cité musiques, revue de la cité de la musique



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Ecritures de concert

Tout simplement de concert se mêlent les écritures éphémères, du son et des mots sur scène. Celle d'Erik Truffaz à la trompette, celle de Malcom Braff au piano et celle de Joël Bastard au stylo électronique sur une tablette graphique d'ordinateur. Il s'agit pour ce dernier, d'explorer le territoire bien connu des musiciens, celui de l'improvisation en direct. Son écriture est donc vidéo projetée en temps réel sur un grand écran durant le concert. Malcolm Braff dit de cette création, le poète rend visible l'improvisation des musiciens.

 

JOEL BASTARD

Joël Bastard a été conçu par un marin breton décidé et une corsoise aux yeux noisette et aux cheveux noirs dans la cabine du Kiffa, un bananier en provenance de Rio de Janeiro, amarré pour quelques jours dans le port du Havre, fin 54.

Il vécu ensuite un temps au Petit Trianon de Versailles où il nourrissait les carpes de la reine Marie-Antoinette et jouait de l'harmonica assis sur un chasse essieu le soir lorsque les grilles du parc étaient fermées et que l'odeur des buis centenaires envahissait les couloirs sombres...

Après ces allées pavées de silence, Dakar, les moustiques, Fatou Mame qui le prenait dans ses bras et chaque matin un pêcheur sénégalais qui lui donnait un requineau comme jouet vivant a massacrer dans la poussière !

Retour en France, l'enfance et les années passent en divers points de la banlieue parisienne, autour de la tour Eiffel, parmi ses collections de portes-clés et de timbres, avec ses trois soeurs et des Bengalis en cage...

Aux grandes vacances, très souvent, il écoute ses oncles et son grand-père qui la main sur l'oreille improvisent et chantent des nuits entières en buvant du vin rouge après la tonte des brebis au baracon de Corsoli, lors d'une foire aux bestiaux au col de Pratu ou lors d'un baptême à San Lorenzu...

Voilà pour la Corse. Pour ce qui est de la Bretagne, il entend l'accent têtu de sa grand-mère au moulin de Min Dein, cette femme qui pouvait étouffer à mains nues, tout en souriant de travers, deux pigeons pour le repas de midi. Et surtout, il voit son père danser gravement dans une grange de Plourac'h, à l'aube d'un fest noz, tout en buvant lui aussi du vin rouge...

Définitivement marqué par ces deux manières de boire, de danser et de chanter, il se met dans un premier temps à jouer au rugby autour du jet d'eau de Genève, habitant là aussi en divers points de cette nouvelle banlieue. Après un mauvais placage sur un joueur Irlandais et massif, il range ses crampons et part en Provence où il peint des choses lyriques sur des toiles faites maison durant quelques années...

Puis, il abandonne ses brosses et ses tubes au soleil par manque de génie pour devenir fakir et cracheur de feu à Montréal, Bruxelles, Paris...Tandis que l'écriture ne lâche pas sa main depuis l'adolescence...

Grâce à Guillaume Apollinaire, Jean Follain et bien d'autres, il découvre la poésie...Alors, il lit et écrit tout et n'importe quoi, sur tout et n'importe quoi ( car peu importe quoi...la curiosité l'emportera comme la vie ! ), des nouvelles, des paroles de chansons, des oratorios, du théâtre, et des poèmes toujours...

Depuis, une longue phrase anime ses jours. Enfin, un matin d'été dans un village de l'Ain, il a vu sous sa fenêtre un jeune homme de 19 ans en slip orange vif et qui jouait de la trompette, pieds nus dans la rue, c'était Erik, son voisin d'étage.

Déjà à l'époque ils improvisaient ensemble, le jeune homme au piano et lui au stylo. Il dit oui à la proposition d'Erik, 25 ans après l'avènement du slip musical ! Pour Ecritures de concert avec Malcolm Braff. Il dit oui, car il se souvient des improvisations de sa famille restée dans la Castagniccia la main sur l'oreille. Il dit oui, car il se souvient d'un merveilleux concert de Malcolm avant de le rencontrer de vives mains. Il dit oui, car Erik lui plaît !Et lui plaît le risque de la poésie...

Après mille petits métiers comme dit la chanson...Il se consacre depuis les années 2000 entièrement à l'écriture, du moins il essaye !Ses poèmes sont édités principalement dans la collection blanche des Editions Gallimard.

Bio-bibliographie complète de Joël Bastard, sur son blog



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Duo Pierre Henry, Erik Truffaz

19 Novembre, 04 Alicante
J'écoute les Métamorphoses d'Ovide, une pièce que Pierre Henry a composé pour notre duo. Nous jouons prochainement dans le cadre du festival des 33èmes Rugissants de Grenoble. Je suis toujours sidéré de la modernité du propos de Pierre ! Je retrouve les ambiances aventureuses des premiers Pink Floyd, la minutie du compositeur contemporain, l'impertinence de l'électro expérimental en cette pâte sonore et organique véritablement palpable. Je cherche et imagine comment participer à cette matière qui se développe dans l'espace. Quel effet vais-je utiliser? j'aime entrer dans la musique de Pierre sur la pointe des pieds. Pierre, lui, aime que je la violente. Que je force son discours. Donc, la pédale de distorsion sera de rigueur. Pierre est un chercheur et ce qui me plaît en lui c'est qu'il n'a pas peur de décevoir ! C'est un grand plaisir et un honneur de partager des instants de vie avec ce maître qui a un pied dans le vingtième siècle et l'autre dans le vingt et unième !



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