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QUARTET

Erik Truffaz quartet est avant tout une entité collective, un son, une dynamique de groupe . Dès 1997 le groupe alors formé de Marcello Giuliani à la basse, Marc Erbetta à la batterie, et Patrick Muller au clavier sort un premier album, « out of a dream », sur le mythique label Blue note.

Pour les albums the « Dawn » et « Bending new corner », le rapper Nya rejoint le groupe et apporte une touche urbaine et poétique ; le clip Yuri’s choice aidera beaucoup à la popularisation de cette musique, le groupe s’inspire alors des concerts qu il donnait dans les soirées du Blue note de Londres, temple de la drum & bass, et compose les musiques en tournée lors des sound check, en improvisant des bribes de musique.

La musique est là, elle naît naturellement sans effort, merveille de la vie dans laquelle on peut parfois se peindre dans le miroir de l’inspiration.

Suite à ces 2 albums le groupe prend une dimension internationale, les tournées se succèdent, le bonheur est bien là, dans la matière sonore.

Premier virage en 2003 avec « the walk of the giant turtle » ; d’inspiration rock cet album se veut organique et bouillonnant ; à la grande fureur de Truffaz, les ingénieurs du son Corboz et Giuliani mettent une distorsion sur la trompette, concept qu’il adorera et développera par la suite.

Arkhangelsk fut l’album de la maturité : Ed Harcourt, Christophe, 2 chanteurs, 2 voix et des titres merveilleux.

Juin 2010 Patrick Müller est remplacé aux claviers par Benoît Corboz, qui fut l'ingénieur du son studio du groupe depuis l'album "The Dawn"

Le 4tet dans sa nouvelle formule entre en studio sans tarder.

Un travail en commun fait de propositions, de déstructurations, de reconstructions...

Une matière sonore nouvelle que l'on cuisine ensemble, que l'on pétrit puis laisse reposer et que l'on récupère parfois après fermentation.

Quelques semaines plus tard le résultat est là : "In Between"

Un nouvel album, nouvel éloge de la lenteur, le groupe assume le silence, l'étirement.

Sophie Hunger, merveilleuse voix, sera l’invitée du 4tet pour 2 titres (une reprise de Dylan et un morceaux original) Marcello Giuliani ressort sa contrebasse et enregistre un titre au banjo ; le groupe est reparti pour de bien belles aventures.

en 2015, avant de se lancer dans la production du nouvel album, Doni Doni, Marc Erbetta le batteur historique du groupe cède sa place à Arthur Hnatek.



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MARCELLO GIULIANI

Légende du rugby

La légende dit de Marcello qu'il a joué avec tellement de monde au long de sa carrière qu'il serait plus aisé de citer les absents plutôt que de faire une liste exhaustive de son palmarès;
c'est peut-être vrai.

La légende dit que ce musicien d'origine Italienne à l'allure élégante et racée joue de la basse comme un véritable pilier de rugby, comme celui qui tient l'équipe, comme une puissante colonne de soutènement sans laquelle l'immeuble ne pourrait s'élever bien haut;
et c'est vrai.

Pilier de rugby certes, pourtant Marcello ne présente qu'une carrure athlétique bien modeste, pour tout dire sa silhouette a la minceur d'un simple spaghetti.
Spaghetti peut-être mais pourvu d'une musculature aussi étonnante que discrète, dont la légende dit qu'elle lui confère la capacité  de franchir de hauts cols à vélo, sa première passion, avec une aisance et une rapidité que seuls les professionnels de la petite reine à tendance pharmacopesque peuvent concevoir;
et là encore c'est vrai.

Mais la musculature ne fait pas tout.
Pour gravir des cols il faut ne pas manquer d'air, et de l'air Marcello n'en manque pas.
D'ailleurs la légende dit de Marcello qu'il possède une véritable paire de poumons d'acier.
Pour preuve, hormis ces performances cyclistes, sa faculté marathonnienne à monopoliser la parole, ne serait-ce que lors de notre dernier Toulouse - Hambourg en bus; généreux et  passionné qu'il est de nous faire partager dans les moindres détails sa vision des choses du monde, en passant en revue les leçons du passé et ses conséquences inéluctables sur l'avenir du futur.
Ainsi donc Marcello parle beaucoup, c'est vrai, la légende le dit. Mais Marcello parle vrai, et c'est beaucoup.

Et lorsqu'il parle il y a dans le ton de sa voix cette certitude, cette assurance que seuls possèdent ces hommes qui chaque jour, à chaque instant ne cessent d'oser affronter leurs vrais doutes.
Trait de caractère de ceux qui ne se lassent pas de remettre l'ouvrage sur le métier,
de ceux qui ne se contentent pas de ce qui est acquis,
de ceux qui sans fléchir se remettent en danseuse pour changer de braquet lorsque la pente fait rage !

La légende ne le dit pas, mais sans lui l'équipe aurait assurément perdu bien des matches et l'immeuble n'aurait pas tenu bien longtemps;
sans lui les voyages en bus auraient vite perdu de leur saveur.
Sans lui le 4tet n'aurait jamais pu être ce qu'il est devenu.

La légende dit de Marcello que c'est un être entier, un être vrai;
et c'est entièrement vrai.

Texte: Benoît Corboz



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BENOIT CORBOZ

Bâtisseur sonore.

Le virus de la musique l'atteint de plein fouet à l’âge de 12 ans lorsqu'il troque son jeu de construction favori pour le piano familial: sans le savoir, il vient d’ouvrir la porte d’un nouveau monde, vaste, mystérieux, captivant. Le début d'une recherche inlassable.

Un apprentissage patient, une quête sans fin visant jour après jour à mettre en musique les images et les sensations qui traversent son esprit.

Les règles de son nouveau jeu n'ont pourtant pas changé, elles restent simples:
Elaborer, bâtir, concrétiser ses rêves, mais cette fois à l’aide de notes et de sons.

Aujourd’hui encore, quelques dizaines d'années plus tard, ce jeu est resté son jeu préféré. Il le pratique quotidiennement, assidûment.

Parfois il ne s'agit que de construire un édifice sonore à l'aide d'éléments préfabriqués,
proposées par le jeu des musiciens qu'il enregistre et mixe dans le studio où il officie comme ingénieur du son.
D'autre fois, alors comme instrumentiste, il travaille et conçoit la matière sonore à sa base, cela
peut être de manière spontanée, fragile et volatile, à la merci du temps qui passe:
on appelle cela l’improvisation;
ou de manière plus réfléchie et construite, avec la volonté de marquer le temps d’un empreinte durable: on appelle cela la composition.

Ce plongeon dans le monde musical l’amène au fil des ans à collaborer avec de nombreux musiciens et chanteurs dans le domaine du jazz, de la variété, du rock et de la musique classique.

Quelques noms parmis d'autres: Maria Bethania, Ray Anderson, Michel Corboz, Dee Dee Bridgewater, Alvin Slaugther, Françoise Hardy, Christophe, Sophie Hunger, The Young Gods, Rodolphe Burger, ...

Au milieu de ce foisonnement d’expériences musicales, ses quelques compositions pour chœur et orchestre sont sans conteste celles qui lui ont permis d’approcher au plus près ses images et ses rêves de toujours.

Intégré depuis juin 2010 au sein d'un quartet qu'il côtoie depuis plus de 12 ans déjà comme ingénieur du son et musicien, Benoît Corboz se voit là proposé un nouveau rôle aux possibilités sonores prometteuses.

A dire vrai, cette nouvelle boîte de jeu arrive à point nommé: reçue comme un cadeau tombé du ciel, elle semble contenir enfin les ingrédients qui lui manquaient pour parfaire sa quête de bâtisseur sonore.
Les seules compétences musicales de chacun, aussi complémentaires et pointues soient elles ne font pas tout: l'amitié réelle qui les réunit tous de longue date y est pour beaucoup !

texte: Benoît Corboz



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ARTHUR HNATEK

Arthur Hnatek (prononcé Na-Tek), batteur/compositeur/producteur, né en 1990 à Genève en Suisse, est un musicien contemporain en plein essor. Il décroche son bachelor de la New School for Jazz and Contemporary Music en 2013 en étudiant avec certains musiciens tels que Kirk Nurock, Robert Sadin, John Hollenbeck, Jim Black, Nate Wood ou encore Mark Guiliana. Il joue aujourd'hui avec Tigran Hamasyan, pianiste arménien ainsi que le Erik Truffaz Quartet avec lesquels il sillonne le globe

Il s'est produit dans des festivals de jazz tels que le Montreux Jazz Festival, Jazz à Marciac, Montreal Jazz Festival, Jazz à Vienne, North Sea Jazz Festival (Rotterdam), London Jazz Festival, La Cité de La Musique (Paris), Jazz à Juan, le Cotton Club de Tokyo ou encore le Reykjavik Jazz Festival.

Vainqueur du concours suisse de batterie à deux reprises en 2006 et 2007 à Altishofen, à l’âge de 16 ans, il reçoit une bourse d’étude à la Drummer’s Collective à New York. 

À côté de son rôle en tant que compositeur pour son trio ou encore Melismetiq, Arthur est un accompagnateur demandé dans des styles de musiques divers : il a notamment joué avec Dan Tepfer, Sophie Hunger, John Patitucci, Shai Maestro, Grégoire Maret, Nate Wood ou Guillaume Perret.

En 2008, Arthur représente Yamaha et la Suisse pour la Groove All-Stars à Francfort, au côté de John JR Robinson (Michael Jackson, Joe Cocker,...) notamment.

En temps que compositeur, il a écrit pour orchestre symphonique, quatuor à cordes, big band et certains petits ensembles. Il a reçu des commissions de la part du Puplinge Classique Festival (2013), les Jeunesses Musicales Suisse (2014) et le Geneva Brass Festival (2015).

Il a produit plusieurs remix pour Tigran ou Manu Delago (Bjork) entre autres.

En 2013, il remporte une compétition organisé par Louis Vuitton pour sa pièce « Life As A Journey », une collaboration entre les domaines de la haute couture, la danse et la musique.

Plus tard cette année là, il sort son propre album « the arc lite suite », une suite composée pour 9 instruments et voix, aujourd'hui disponible en téléchargement sur internet.

En 2015, l'album du trio de Tigran Hamasyan « Mockroot » sort sur le label new-yorkais Nonesuch. Il est accueilli comme l'un des meilleures enregistrements de l'année par la presse tout autour du monde.



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